ARTE Fashion week !!



Cette semaine, on annule tout ce qu'on avait prévu et on passe nos soirées sur Arte. 

Pas pour la rediff du reportage sur Lucy et Jorge Ortega, un couple de plasticiens géniaux -que je vous conseille d'ailleurs- non. Pas non plus pour le nouveau numéro de "Comprendre le monde" sur la crise.
(JAMAIS, vous entendez, jamais je ne dirais du mal d'Arte! Ce n'est pas qu'une chaîne avec des films de l'Allemagne de l'Est sous titrés en jaune)

Cette semaine donc, Arte nous propose une semaine thématique pour vivre à notre manière la fashion week parisienne, c'est à dire sans stilletos mais en pantoufles.

Le roi Karl va présenter cette semaine exceptionnelle, et nous donner sa vision personnelle de chaque documentaire ou film proposé.

Le programme est alléchant avec des films et des portraits d'icônes mais surtout avec les deux nouveaux épisodes de la série Le jour d'avant du surdoué Loïc Prigent, consacrés à Donatella Versace et Diane Von Furstenberg.

On commence ce soir par Belle de Jour de Buñuel et un reportage sur Yves Saint Laurent.

En attendant, voilà la bande annonce !




Lundi 28 février - Égérie et Pygmalion
20.40 Belle de Jour, film de Luis Buñuel
22.20 Yves Saint-Laurent - Le Temps retrouvé de David Teboul Inédit

Mardi 1er mars - De Milan à New-York
Le Jour d'avant de Loïc Prigent
20.40 Donatella Versace Inédit
21.35 FENDI par Silvia Fendi et Karl Lagerfeld
22.30 Proenza Schouler

Mercredi 2 mars - Paris !
Le Jour d'avant de Loïc Prigent
20.40 Jean-Paul Gauthier
21.35 Sonia Rykiel

Jeudi 3 mars - Les icônes de la mode
20.40 Marie-Antoinette de Sofia Coppola
22.45 Kate Moss, la création d’une icône de Nicola Graef Inédit

Vendredi 4 mars - Les grands excentriques de la mode
20.40 Lagerfeld Confidentiel de Rodolf Marconi INEDIT
22.10 Vivienne Westwood - Do it yourself de Letmiya et Jean-Maris Sztalryd Inédit

Samedi 5 mars - Tout feu tout flamme
20.40 Les dessous ont une histoire de Christine Prigent et Marianne Lamour
21.35 Le Jour d’avant - Diane von Furstenberg de Loïc Prigent Inédit

Dimanche 6 mars
20.40 Coco Chanel de Christian Duguay

La nuit sera chaude de Josiane Balasko


Dès le lever de rideau, on commence avec le classique du trio adultère. Puis très vite, on tombe dans un vaudeville remixé à la sauce Balasko.

Une jeune femme, Dina (Valérie Lang), "peintre psychique", est chez elle quand sonne à sa porte Monique (Josianne Balasko) et son cabas, persuadée que son mari est Francis (Palcal Bongard), l'amant de Dina.

A partir du moment où Monique met les pieds chez Dina, la nuit de celle-ci va tourner au cauchemar.
Car Monique qui physiquement n'a rien d'exceptionnel, possède le don ou plutôt le pouvoir de séduire n'importe quel homme .
Et celui sur lequel elle a jeté son dévolu est ce même Francis.
Et Monique va utiliser tous les moyens, même les plus douteux, pour arriver à ses fins.

Balasko, qui écrit et met en scène la pièce, prend un malin plaisir à jouer Monique, semeuse de pagaille, menteuse, malhonnête et mangeuse d'homme.
Valérie Lang (fille de Jack) est son parfait opposé: raffinée, cultivée, belle. Et pourtant, son amant va tomber gaga devant Monique.
 
L'histoire est farfelue, je dirais même capilotractée, mais bon, ça coule bien.
Si Josiane Balasko est parfaite, à l'aise en chemise de nuit ou en petite robe en vinyle noir, c'est un peu plus laborieux pour les autres acteurs (sauf Daniel Berloux, très bon).
 
C'est drôle, mais pas non plus hilarant. Un bon moment de théâtre de boulevard.
 
PS: Attention au choix des places, si les premières catégories sont spacieuses, les catégories 4 et 5 sont terribles: 5ème balcon (hauteur vertigineuse) et il est conseillé de ne pas dépasser les 1m50.
Vous voilà prévenus !
 
 
La Nuit sera chaude, au Théâtre de la Renaissance
du 25 janvier au 28 mai 2011

Du mardi au samedi à 21h. Séance supplémentaire le samedi à 17h
Tarifs : De 20,00 € à 54,70 €

Palmares des Gérard du cinéma 2011 !



C'est une des seules cérémonies où les nommés espèrent ne pas entendre leur nom après le fameux "and the winner is..."
Créé en 2006, par 3 humoristes, Frédéric Royer, Arnaud Demanche et Stéphane Rose, les "Gérard" récompensent les pires réalisations du cinéma français, à l'instar des Razzie Awards américains se déroulant la veille des Oscars.

A quelques jours de la prestigieuse cérémonie des César, un petit courant d'air agaçant souffle sur la jolie famille du 7ème art, et ça fait du bien.

Bien sur peu de gagnants viennent chercher leur prix. Et c'est dommage. Les acteurs français seraient-ils susceptibles? Oh... Prenons donc exemple sur nos copains outre-atlantiques, beaucoup moins coincés.
Halle Berry était venue chercher son prix de la pire actrice et l'année dernière, Sandra Bullock aussi, 24h avant de se voir remettre l'Oscar. Marrant, non?

Évidemment, tout est à prendre au second voire troisième degré. De toute façon, l'intitulé des catégories n'incite pas à se prendre au sérieux...

Voici le Palmarès des Gérard du Cinéma 2011:

Plus mauvais film de l'année et probablement de la décennie :
L'Immortel avec Jean Reno

Gérard du désespoir masculin :
Frank Dubosc dans Camping 2

Gérard du désespoir féminin :
Jane Birkin dans Thelma, Louise et Chantal

Gérard du film français sorti avec un titre en anglais parce qu’on sait jamais, sur un malentendu, on peut croire qu’il est américain :
Kill me please avec Virgine Efira

Gérard du film où on t'explique que le racisme, c’est pas bien :
La Rafle avec Mélanie Laurent
Hors-la-loi avec Jamel Debbouze

Gérard du film de partouzeur :
La horde avec Claude Perron

Gérard du film qui ose enfin dire la vérité sur les femmes :
Sans queue ni tête avec Isabelle Huppert

Gérard du film guimauve que tu te forces à aller voir uniquement pour emballer une meuf :
L’Arnacœur avec Romain Duris

Gérard de l’acteur qui avant nous faisait bien rire et qui maintenant nous fait bien chier :
Edouard Baer dans Mon pote

Gérard du petit cul :
Clémence Poésy dans Lullaby

Gérard du gros cul :
Judith Godrèche dans Toutes les filles pleurent

Gérard du « on n’est jamais mieux servi que par soi-même »:
Toutes les filles pleurent de Judith Godrèche avec Judith Godrèche

Gérard du petit couple qui se la joue Alain Delon et Romy Schneider dans Paris Match, mais qui fait plutôt penser à une pub de la Saint-Valentin pour des Mon Chéri :
Jean Dujardin et Alexandra Lamy

Gérard du film que tu vas voir alors que ta meuf t’a largué... t’as perdu ton boulot... t’as appris que t’avais le cancer... mais bon, tu t’es dit«la vie continue, je vais aller au ciné pour retrouver un peu de joie de vivre», et puis, t’arrive devant ton UGC, et là, au menu :
L’Absence avec Liliane Rovère

Gérard de l’actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari, ou plutôt de son futur ex-mari, enfin bon on sait plus trop où ils en sont, toujours est-il qu’elle continue à tourner :
Arielle Dombasle dans Roses à crédit

Gérard du chanteur qui fait l’acteur, ou le contraire, en tout cas dans un cas comme dans l’autre, il le fait mal :
Raphaël dans Ces Amours-là

Gérard de l'acteur qu'on croyait mort depuis 1985, et qui en fait, tourne encore :
Henri Guybet, ex-Salomon est juif !, dans Protéger et Servir

Gérard du réalisateur, quand tu vois ses films, ben t'as du mal à réaliser. Parce qu'en fait, lui aussi :
Isabelle Mergault pour Donnant, donnant

Ce soir, on regarde: "Un fil à la patte" de Feydeau


France 2 avait déjà diffusé cette pièce. Souvenez vous, en juin 2005, une représentation "one shot" avait été programmée, réunissant 30 animateurs, animatrices et journalistes de la chaîne sous la direction d'Olivier Minne.

Si on regarde ce soir, c'est parce que l'on ne joue pas dans la même catégorie.

C'est en direct de la prestigieuse salle Richelieu de la Comédie Française, que sera diffusée cette comédie de Georges Feydeau.
Mise en scène par Jérôme Deschamps et jouée par la troupe de la Comédie-Française, cette pièce à succès fait un véritable triomphe depuis décembre dernier, notamment grâce à la belle interprétation de Guillaume Gallienne.

France 2 nous fait un beau cadeau.

"Parce que je la vole bien"


Une vieille dame milliardaire s'entiche d'un dandy mondain et snob. Il l'amuse, elle le gâte. La fille et le gendre de la vieille dame voit d'un mauvais oeil cette amitié, et n'apprécient pas de voir leur héritage ainsi dilapidé.

Avant d'aller voir le spectacle, nous somme prévenus: "toute ressemblance ou similitude avec des personnages existant ou ayant existé n'aurait qu'un seul but : vous faire rire".

Pour ceux qui aurait passé les deux dernières années dans une grotte, l'histoire s'inspire librement de l'affaire Bettencourt, qui, il faut le reconnaître, réunit tout les éléments d'une comédie de boulevard.

Pour sa sixième pièce de théâtre, Laurent Ruquier pousse habilement les portes du politiquement correct, et met en scène les personnages qui ont trusté la une des titres pendant des mois, sans aucune arrière-pensée politique.

Et c'est là une des réussites de la pièce. Ruquier nous faire rire, on reconnaît sa patte derrière chaque jeu de mots (toutes les expressions autour de l'argent y passent), mais sans propagande politique. Il y a évidemment de grosses allusions au pouvoir en place: les enveloppes d'argent liquide, les conflits d'intérêt, l'affaire du dictaphone, mais on sent que l'on marche sur des oeufs.
De là à dire que Ruquier s'est auto censuré pour ne pas avoir de problème...

Par contre, la famille Bettencourt en prend pour son grade.

Catherine Arditti (Marianne Caquancourt) est parfaite dans le rôle de la vieille milliardaire indigne et un peu folle se laissant totalement berner.
Coté look, on ne peut rien reprocher à Ariel Wizman, qui comme à son habitude, arbore d'impeccables costumes, mais son jeu sonne plutôt faux, heureusement que ses répliques sont drôles.
Même bémol pour Armelle, qui fait trop son... Armelle, justement.

Toutefois, la pièce reste un vrai plaisir. On rit, et on réfléchit.
Qu'est ce que l'on ferait à leur place?


Parce que je la vole bien, au Théâtre Saint-Georges
Du 12 Février au Dimanche 26 Juin 2011
Tarif : 19€/32€/43€ - Tarif réduit pour les moins de 26 ans : 10€
Horaires : Du mardi au samedi à 20h45, le dimanche à 15h.

Black Swan


Impossible d'avoir évité le battage médiatique du long métrage estampillé "film à oscar".
Depuis des semaines, on attends de voir le nouveau film du génie Darren Aronovsky, la prestation de Natalie Portman...
Et alors?

Alors, un sentiment étrange. Le film est une réussite, Natalie Portman, sublime en danseuse anorexique et torturée mais quelque chose a manqué pour que je sois complètement transportée.

La danse classique m'a toujours intrigué. L'abnégation, la recherche absolue de performance, le masochisme des ballerines est absolument fascinant et c'est le parti qu'a pris Aronovsky pour son film. On plonge dans les coulisses, au ras des chaussons.

Nina, ballerine fragile et perfectionniste, rêve du rôle de sa vie, celui qui la consacrera enfin, faisant d'elle la nouvelle star du New York City Ballet.
Lorsque Thomas Leroy, le directeur artistique de la troupe, la choisi pour incarner la reine des cygnes dans leur nouveau spectacle, son monde bascule: Nina est parfaite pour jouer le Cygne blanc, plein d'innocence et de grâce. Mais elle doit aussi être le Cygne noir, rusé et sensuel, à l'opposé de sa personnalité.
Elle va découvrir, de plus en plus fascinée, son côté sombre, mais s'y abandonner pourrait bien la détruire...



Dès les premières secondes, Aronovsky nous happe dans le monde torturé de Nina, sans recul ni respiration. Plans serrés, caméra à l'épaule, on la suit, on vacille avec elle, si fragile, prête à se briser en mille morceaux devant la concurrence rude de la Compagnie.

Les scènes de danse, filmées au plus près, montrent la grâce mais aussi la douleur des corps.

Black Swan est en fait l'histoire d'une mutation, de la transformation d'une fillette, couvée par sa maman, en femme, sensuelle, sexuelle devant faire face à la compétition, la jalousie, l'envie, l'angoisse d'être soi.

C'est un conte. Et donc c'est baroque, c'est cliché, c'est irréel.

Natalie Portman est rayonnante, sublime, Aronovsky semble fasciné par son visage.
Son corps est amaigri, musclé, le travail qu'elle a réalisé pour le rôle est incroyable. Toutefois, son personnage, fermé, torturé, incapable de s'exprimer, la rend finalement assez antipathique.
Vincent Cassel, dont la prestance est indéniable, n'est pas vraiment bon. Il se contente d'apporter une "french touch" absolument pas nécessaire. Mila Kunis est convaincante en concurrente sensuelle et gaie, à l'exact opposé de Nina.

Le film est surtout porté par la beauté de la musique du génial Clint Mansell et des costumes (Amy Westcott et les soeurs Mulleavy de Rodarte).

Ce conte est étrange, sublime et anxiogène. La morale l'est tout autant: devant les difficultés de la vie, notre seul véritable ennemi, c'est nous-mêmes.


"Paris avant-après"

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Une très jolie exposition à aller voir à l'Académie d'Architecture dans le Marais.
Un surprenant face à face entre le Paris d'avant le Baron Haussmann et celui d'aujourd'hui.

Dans le bel hôtel de Chaulnes, 50 agrandissements de clichés réalisés entre 1858 et 1878 par le photographe Charles Marville sont confrontés à 50 photos prises, sous le même angle de vue en 2009 et 2010, et commentées par Patrice de Moncan, historien de Paris. C'est passionnant !

L'occasion aussi de faire une balade dans le Marais ou s'asseoir sur un banc place des Vosges...


Couverture Paris AvAp PPT-1 - copie


EXPOSITION "Paris, Avant-Après"
Académie d'Architecture,
9, place des Vosges 75004 Paris
Du 4 au 24 février 2011, ouverte tous les jours, de 11h à 19h - entrée gratuite

Oscars !

Quelques jours avant le jour J, la tradition veut que les maîtres de cérémonie fassent un petit teaser, une sorte de bande-annonce.
Cette année, c'est donc Anne Hataway et James Franco qui s'entraînent pour être au top le 27 février.

Alors nous, français, avec nos cérémonies ringardes et nos comédiens qui se la pètent, on regarde et on prend des notes.


Le Discours d'un roi


Mon avis ne va pas être très original: ce film est sublime.

Le Duc de York, fils cadet du Roi Georges V, va devenir, contraint et forcé, le futur roi à la suite de l'abdication de son frère Edouard VIII.
Personne ne croit en lui. Atteint de bégaiement, il est incapable de s'exprimer en public. Georges VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et d'affronter ses peurs avec l'aide d'un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles.
A la veille de la deuxième Guerre Mondiale, l'empire britannique aura besoin d'un souverain charismatique pour constituer le dernier rempart face à l'Allemagne nazie.


La mise en scène est brillante, parfaite. L'histoire nous emmène loin, directement au milieu du XXe siècle, dans une Angleterre encore un peu désuète à la veille d'un grand bouleversement.

Ce film a le mérite de nous raconter une petite histoire dans la grande Histoire, de nous conter une histoire d'hommes, et de classes sociales.

La première scène nous happe complètement. Qui s'est déjà retrouvé à devoir parler en public comprendra la solitude qui en découle...
A l'époque de l'avènement de la radio, la parole était le seul moyen pour le souverain de communiquer avec son peuple, on peut imaginer les conséquences politiques d'avoir un roi bègue. Quel rayonnement souverain? Quelle image de l'empire britannique? Et finalement, comment ressembler, regrouper ses sujets à la veille d'une guerre mondiale?

On s'interroge: l'Histoire aurait-elle était la même si Adolf Hitler avait été bègue?


Colin Firth et Geoffrey Rush sont saisissants. On croit complètement à ce lien qui se tisse entre le souverain, caractériel et empêtré dans l'étiquette et le thérapeute, un original qui ne s'embête pas avec les manières.

Ce film est bouleversant et drôle. Courrez-y !

Glory Boom de Killian Arthur

Glory boom

J'ai tout de suite été attirée par la couleur et la quatrième de couverture était alléchante.

" Au cours des trois derniers mois, j'ai fait deux fois la couverture de People. En tapant mon nom sur Google, on obtient six millions de résultats. Je suis français, américain, japonais, brésilien, mondial. Je suis un it boy. Je suis une putain de star. Et qu'ai-je fais pour en arriver là? Rien. Je suis quelqu'un qui ne fait rien. Ma contribution au monde est nulle. Alors j'imagine que j'ai eu de la chance, mais un détail me tracasse quand même: il paraît que l'homme est la somme de ses actes. Or, cela ne peut signifier qu'une chose: je n'existe pas.

Une fresque pop, trash et palpitante. Le portrait d'une génération qui rêve d'entrer dans l'histoire sans en écrire une ligne: celle du Glory Boom."

Kilian Arthur, un jeune écrivain français nous livre un premier roman qui ne manque pas d'énergie, ça pulse, ça zappe, ça bouge.
Et c'est tout ce qu'on adore détester. Avril Alken a 27 ans. C'est un fils de, pourri gâté, inutilement célèbre pour son apparition dans une émission de télé-réalité. Depuis, sa vie est un immense vide qu'il tente de combler avec un maximum de filles, de pilules, d'alcool et de fêtes dépravées.

Oh! Quelle est loin la morale dans ce livre. C'est bien simple, le héros n'en a aucune.
Et ce qui tenait d'un faible équilibre se casse complètement la gueule, le jour où il reçoit d'étranges menaces de mort.

On peut louer le style vif et percutant d'Arthur et les détails bien pensés (les chapitres en compte à rebours angoissants, les "pauses" dans le récit). Si les anecdotes sont tellement énormes qu'on a dû mal à y croire, cela a au moins le mérite de nous faire sourire.

Mais, et oui il y a un mais, j'ai un immense regret: la fin. A se demander si l'auteur n'était pas à court d'idées et qu'il a écrit la fin sans prendre la peine de revoir l'ensemble de son texte pour l'accorder.

Dommage.

Mais peut être que le goût amer que nous laisse Glory Bloom dans la bouche, était finalement ce que voulait l'auteur ?

Interviewé dans l'émission "Field de la nuit" diffusée sur TF1 le 24 janvier 2011, Killian Arthur n'a cessé de répéter qu'il "avait essayé de faire un portrait assez fidèle de ce qui se passe en ce moment".

Aïe. C'est peut être finalement ça le plus terrifiant.

Hotel of the Laughing Tree

Woouh woouh, j'adore vous faire découvrir des perles comme ça... !

Ce sont six américains de Long Island à New York: AJ Estrada, Brandon Peterson, Neil Scalesse, Mike Nixdorf, Anthony Arma, Mike Solomon.

En Aout 2009, "Hotel" sort un maxi "Old Dominion". C'est un succès critique mais encore confidentiel. Peu de temps après, ils remportent le prix du "Best Music on Campus" de la chaine MTV U.

Le 1 février 2011, ils sortent leur premier album "Terror and Everything After" et c'est du bonheur.

C'est rock, c'est musical, c'est dansant. C'est indie, c'est pop, c'est frais. Et ça va faire un carton.

Hot Couture !!

La semaine de la Haute Couture parisienne vient de s'achever et je ne peux pas ne pas vous en parler...
Et oui, Ya pas que la mode, c'est quand même un peu de la mode...
Je vous ai fait un petit florilège (ouh là, cela faisait longtemps que j'avais pas utilisé ce mot, florilège !!)

Un look pour chaque créateur. Sauf pour Chanel. Là, je n'ai pas pu choisir. :-)
C'est parti !


Alexandre Vauthier 


Alexis Mabille


Armani Privé


Bouchra Jarrar


Dior


Elie Saab


Givenchy


Jean Paul Gaultier


Julien Fournié


Maxime Simoens


Stéphane Rolland 


Valentino 


Zuhair Murad

Et pour finir, Chanel et le roi Lagerfeld. La collection entière est sublime. On a envie de tout porter, on en oublierait presque que c'est de la Haute Couture et pourtant...








Je suis émue en pensant aux modélistes, couturières, brodeuses, couseuses, et tout ceux qui passent des milliers d'heures pour réaliser ces trésors.


crédit photos: Vogue.fr

Teen spirit


Et voilà un autre Virginie Despentes.

Tout aussi passionnant. Après l'ultra violence et le sexe, Despentes s'attaque et s'attache à cet âge fébrile qu'est l'adolescence.

Bruno, trentenaire punk rocker, n'est pas sorti de chez lui depuis deux ans. Il passe sa vie à fumer des joints devant la télé, à ne pas faire grand chose.
Nancy, petite de treize ans, perdue entre le néo-métal et Hello Kitty, vit avec sa mère Alice, bourgeoise et névrosée. Nancy est la fille de Bruno, mais ni l'un ni l'autre ne sont au courant. Jusqu'au jour où Alice appelle Bruno pour lui dire que Nancy n'a qu'une seule idée en tête: le retrouver.

Et vlan. Bruno, l'incapable, l'agoraphobe paranoïaque va voir débouler une adolescente dans sa vie. Mais qui est l'enfant, finalement?

Ce livre décrit magnifiquement la relation père-fille. Écrit à la première personne, on devient ce gentil glandeur qui voit sa vie transformée. Au fur et à mesure, une tendresse s'installe, le lien filial qui n'avait jamais existé, apparaît, se tend, se resserre pour faire évoluer la fille et le père.

Une belle leçon de vie. A lire !